Commémoration de l'armistice - Lycée Ferdinand BUISSON ELBEUF

Commémoration de l’armistice

, par Rheila Henine (Administratrice du site) - Format PDF Enregistrer au format PDF

Dans le cadre d’un projet pédagogique, la classe de Monsieur Cocula (1ère TCI) a été associée par la ville d’Elbeuf à la commémoration en hommage aux combattants et victimes de la première guerre mondiale mardi 11 novembre 2025.
Le lycée Ferdinand Buisson était autrefois un bâtiment de l’armée : la caserne Bachelet dAmville (nom d’un militaire s’étant particulièrement distingué lors des guerres révolutionnaires puis napoléoniennes et mort à Leipzig en 1813).

Allocution des élèves du lycée Ferdinand Buisson lors de la cérémonie du 11
novembre 2025.

Août 1914, c’est la mobilisation générale. Tous les hommes du territoire elbeuvien en âge se rendent à
la gare de Saint-Aubin la fleur au fusil alors qu’ils vont être propulsés dans la Grande Guerre. Tous,
qu’ils soient maire, fils d’industriels, ouvriers, cantonniers, couvreurs, camionneurs ou directeurs
commerciaux ; qu’ils aient réalisé leur service militaire ou non ; qu’ils soient célibataires ou mariés,
pères de famille ou non, tous vont quitter leur quotidien, leur métier, leur famille, leur ville pour connaître
l’enfer des combats. 1400 Elbeuviens périront dans la Somme, dans l’Aisne, dans la Marne, à Verdun...
Nous sommes ici 111 ans après la mobilisation pour leur rendre hommage, honorer leur mémoire,
espérer qu’aucun ne connaisse plus jamais pareil sort.
En tant qu’élèves du lycée Ferdinand Buisson, nous avons une pensée toute particulière pour ceux qui
furent mobilisés les premiers depuis notre territoire, les soldats des 11e et 12e compagnies du 74e
Régiment d’infanterie, car leur caserne Bachelet d’Amville est aujourd’hui notre internat, notre cantine et
notre infirmerie. Comme nous, ils marchaient, discutaient et riaient dans la cour. Comme nous, ils
empruntaient les rues de la ville et flanaient devant les vitrines des commerces de la rue des Martyrs.
Comme nous, ils se rendaient parfois au Champ de foire, lieu de manœuvres, et à la côte Saint-Auct,
zone d’exercice de tir. Nous avons aussi une pensée particulière pour les blessés qui furent soignés
dans nos murs lorsque la caserne vide se transforma en hôpital comme le petit lycée rue Barrière et le
lycée Fénelon.

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